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LA FACE CACHÉE DE LA TERRE, ébauche de comédie musicale jeune public écrite avec Martin Berlioux, a été mise en lecture au festival Jamais lu le 6 mai,

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KA UINAKSHESHET, spectacle immersif co-écrit avec Simon Riverin et Julien-Claude Charlebois, est présenté au Monument National du 17 au 19 mai

(pas bon) L'OURS DE L'ALTAÏ_Sarah Chabri

L'OURS DE L'ALTAÏ, projet de fiction sonore, fait partie de la sélection officielle du festival international des scénaristes de Valence qui aura lieu du 3 au 8 juin.

Pierre_Berlioux - Crédits Maxime Côté_NetB.png

Bienvenue à toutes et à tous

Ce site relaie mon travail d’écriture et décrit les services que je propose dans le domaine.

Vous y trouverez notamment une description des pièces de théâtre et des scénarios écrits récemment, des informations sur mes collaborations avec d'autres artistes, des renseignements sur mes services de conseiller dramaturgique et de dramaturge sur commande, une brève description de mes ateliers de formation à l’écriture dramatique, ainsi que quelques projets musicaux.

Pourquoi écrire ?

Face à l’avalanche d’histoires que nous servent les medias, les politicien.ne.s et les publicitaires, est-il vraiment pertinent d’utiliser la fiction comme outil de transformation sociale ?

La question se pose, particulièrement dans un contexte de méfiance légitime : les histoires qu’on nous raconte endormiraient-elles notre capacité d’action et nous condamneraient-elles à l’impuissance? Face aux mythes dominants qui structurent notre société, que peut un récit ? Cette question me taraude. J’essaie depuis quelques années d’y répondre, en oscillant entre l’enthousiasme et le doute.

On peut raisonnablement penser que les gesticulations que nous proposons sur les scènes d’ici et d’ailleurs n’influent que de manière dérisoire sur la marche du monde. J’ai toutefois l’intime conviction que les récits peuvent modestement contribuer à un effort de contre-scénarisation des mythes dominants. Je crois que de belles histoires bien racontées peuvent semer, dans notre imaginaire, les graines d’une société plus juste.

Mon parcours artistique est beaucoup influencé par le théâtre populaire européen. Cette idée d’un théâtre émancipateur, je veux la reprendre en écrivant des spectacles originaux, ancrés dans les problématiques sociales actuelles.

Pour réinventer un théâtre ouvert à toutes et à tous, il me semble important de lui donner une forme esthétique contemporaine, loin des clichés folkloriques qu’on lui attribue trop souvent. Pour cela, mes choix dramaturgiques cherchent à résonner avec le monde d’aujourd’hui et sont attentifs au métissage des cultures et des langues. J’aime les dramaturgies espiègles, à la fois généreuses et surprenantes pour le public, où la tension des corps se mêle à la violence des mots. Pour le dire en quelques mots, j’aime tendre vers des propositions esthétiques séduisantes, vers un «Théâtre du kif» .

Concernant les thématiques de fond, il est important pour moi de mettre en question les rapports de domination. En ces temps de crise politique et écologique, la transposition scénique des enjeux de société peut servir à questionner la manière dont nous voulons vivre ensemble et à tailler quelques brèches dans les horizons fermés que nous proposent les discours dominants.

Depuis quinze ans, j’ai vu plus de deux mille spectacles en Europe et en Amérique du Nord. Certains m’ont bouleversé, tant émotionnellement qu’intellectuellement. La pertinence des questions qu’ils portaient sur la scène m’a touchée, ainsi que l’élégance avec laquelle ils le faisaient. Ils ont profondément changé mon regard sur certains sujets. Cela m’amène à penser que ce que peut un récit, c’est une petite chose à la fois insignifiante et explosive : déplacer nos points de vue.

J’essaie donc d’écrire, de créer et d’accompagner d’autres artistes dans cette optique-là.
Déplacer nos points de vue.
Bousculer nos préjugés.
Interroger nos pratiques.
Pour construire ensemble un avenir un peu plus désirable.

Pierre Berlioux

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